Jacques Villeglé (2026-2022) se décrivait comme un historien releveur dont la devise était : « La vie d’un artiste doit commencer par la flânerie ». Ainsi il arpentait des quartiers de la capitale en prélevant des morceaux d'affiches, elles-mêmes superspositions de couches multiples, puis les assemblait dans son atelier.
Affcihes politiques, publicitaires, programmes de spectacles, les discours se téléscopent et racontent l'histoire de la ville.
PARIS À L'ARRACHÉ, JACQUES VILLEGLÉ ET L'ART URBAIN
Musée Carnavalet-Histoire de Paris (75003), jusqu'au 14 février 2017
« À travers ces fragments arrachés des murs de Paris, Villeglé transforme les traces éphémères de la ville en un langage visuel unique, à la fois poétique et documentaire. Son œuvre foisonnante invite à la découverte de l’histoire de la ville au travers d’affiches lacérées ou de signes graphiques qu’il recompose. L’exposition s’intéresse à sa pratique située à la croisée de la poésie et de l’archéologie urbaine » https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/paris-larrache

Jacques Lilleglé photographié (détail) par André Morain en 1970

A gauche, 42 rue des Francs-Bourgeois, la chienlit, 9 juin 1968. Affiches lacérées marouflées sur toile. En bas à droite, "l'alphabet sociopolitique" mis au point par Villeglé, inspiré par des idéogrammes, des symboles politiques, religieux, monétaires....vus dans les rues et les couloirs du métro.

Tapis Maillot, 1956. Affiches lacérées collées sur papier journal, marouflé sur toile. Composition à base des programmes de cinémas prélevés sur des palissades du quartier de la Porte Maillot, cinémas tous disparus.

L'exposition présente d'autres artistes d'art urbain, photographes...y compris du début du XXème, travaillant sur l'affichage sauvage et les graffitis.
Ainsi la vidéo Tracés directs/Direct Outlines. En 2013 au Palais de Tokyo, le duo Lek&Sowat invite une vingtaine d'artistes, dont Villéglé qui clot la performance, à improviser sur un tableau noir. Chacun dessine à la craie avant d'effacer et laisser la place au suiavnt. « Une métaphore sur le caractère éphémère des graffitis ».
